Un exercice avant le nettoyage du réservoir

La commune de Bremblens a planifié de vider, pour nettoyer et réparer ce qui doit l’être, son réservoir à la mi-février. L’entier du village s’alimentant à ce point d’eau, le temps des travaux la commune se branchera au réseau lausannois. C’était donc l’occasion pour les sapeurs-pompiers de ce secteur (l’OI Senar du SIS Morget) d’organiser un exercice d’extinction en utilisant l’eau du réservoir, sans prétériter les habitants. « En tant que commune, nous sommes responsables de notre défense incendie, il était donc normal que nous laissions les pompiers s’entraîner », a relevé le municipal Robert Favre.

Le scénario imaginé: Un feu de fourrage dans une ferme isolée. Arrivés sur place, les volontaires se sont branchés à la borne-hydrante au nord des hangars qui est reliée au réservoir. Leur mission: éteindre le feu de fourrage et protéger les bovins au moyens d’un rideau d’eau. En prévision d’un feu qui prendrait de l’ampleur, d’un manque d’eau et/ou de débit insuffisant, le chef d’intervention a demandé à ses hommes de tirer une conduite depuis la borne-hydrante reliée au réseau lausannois. Celle-ci était située à 750m du sinistre. De quoi sortir un maximum du matériel à disposition et de démontrer aux nouveaux sapeurs la notion de perte de charge due à la longueur d’une conduite. Car pour une pression en début de conduite identique, plus celle-ci est longue, plus la pression à l’autre bout diminue. A un certain moment, il devient nécessaire de remettre en pression l’eau par une machine intermédiaire, tel une moto-pompe (ce qui a été fait à Bremblens) ou un tonne-pompe.

A la fin de l’exercice réussi, il a été rappelé que si une telle intervention se présentait, les collègues de Morges et les professionnels de Lausanne seraient automatiquement alarmés. Ils viendraient donc avec des hommes et du matériel en renfort. La question des animaux s’est aussi posée. « Notre job est de protéger les bêtes. Si l’agriculteur est là, il nous dira que faire avec et on l’aidera à les déplacer. Car suivant l’ampleur du feu du hangar, nous ne les laisserions pas dans la stabulation voisine », a expliqué le chef d’intervention du jour, le Cpl Julien Michel.