Des volontaires de l’ONU en formation à Morges

Une trentaine de personnes du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA, une entité des Nations Unies), provenant notamment du Panama, de France, des Fidji, des Philippines ou encore de Birmanie, se sont retrouvées, mercredi 13 décembre 2017, à la caserne de Morges. Toutes font partie d’une équipe de volontaires capables de se rendre sur le lieu d’une catastrophe, 6h après qu’elle se soit produite. Leur rôle est d’ouvrir un bureau sur le lieu de la catastrophe naturelle, par exemple, pour gérer l’administratif, louer des voitures pour les déplacements ou encore évacuer les collègues qui auraient été blessés. Ils sont le support des experts. Et pour comprendre les besoins de ces derniers, les volontaires de l’OCHA doivent avoir quelques connaissances techniques afin de savoir de quoi parlent les spécialistes.

L’Hôtel de La Longeraie, à Morges, étant sur la liste des établissements qui peuvent les accueillir, c’est un volontaire du SIS Morget, qui travaille à l’ONU à Genève, qui a mis OCHA et sapeurs morgiens en contact. Ainsi, pendant un après-midi, le groupe des Nations Unies est passé par trois ateliers animés, en Anglais, par des pompiers du SIS Morget. Auparavant, l’organisation des sapeurs-pompiers en Suisse leur a été présenté. Nombreux sont ceux qui ont été surpris d’apprendre que le service du feu est assuré en très grande majorité par des volontaires et non des professionnels.

Les ateliers consistaient en la découverte du matériel, dont la qualité, la modernité et la quantité ont épaté de nombreuses personnes, et l’essai des habits et du casque. Une activité où l’appareil photo des smartphones a souvent crépité. L’étape suivante était consacrée au déplacement de charge; quels outils existent pour lever un bloc de béton où une personne est coincée dessous. L’importance de prendre en compte l’environnement (sol dur, meuble, espace pour placer le matériel de levage, moyens pour les actionner….) pour choisir le bon outil a beaucoup été discutée. Enfin, à l’abri de la pluie, le troisième atelier concernait les feux (classes de feux, différents agents d’extinction, comment traiter les brûlures, l’utilisation d’extincteurs…).

Une demi-journée fortement appréciée par les membres du bureau de la coordination des affaires humanitaires.