Ils sont venus au recrutement

« Nous n’avons pas 1h pour nous demander si on part en intervention ou pas, ni deux jours pour nous équiper », a lâché le Lt Sébastien Pahud, responsable de l’école de formation de base du SIS Morget. Gérer son stress, savoir s’adapter à la situation ou encore apprendre à œuvrer en équipe pour un but commun sont trois des nombreuses compétences qui sont entraînées et développées au sein des pompiers volontaires. Mais « nous ne devenons pas pompier du jour au lendemain », a précisé le Cap Yves-Marc André, responsable de la Formation et remplaçant du commandant. Les compétences s’acquièrent à travers des heures d’apprentissage et d’exercices.

Jeudi 2 novembre, ils étaient 62, dont un peu plus de 10 filles, a avoir convergé vers Saint-Prex pour la séance d’information à la suite de laquelle ils pouvaient déposer, ou non, leur inscription pour devenir pompier volontaire. Un peu plus de 50 personnes se sont inscrites.

Être pompier volontaire, c’est quoi?
Les missions d’un sapeur-pompier volontaire sont de sécuriser (eux-mêmes et le site d’intervention), de sauver (des personnes, de biens et des animaux), de tenir (pour éviter que le sinistre ne prenne de l’ampleur), de protéger (les choses et les biens) et finalement de maîtriser le sinistre pour en arriver à bout.

La formation
La première année, après s’être inscrit, avoir passé un entretien, rempli un questionnaire médical et effectué un petit test physique, les recrues intègrent l’école de formation de base. Ils suivront une formation à distance sur ordinateur, qui explique les fondements du travail de sapeur-pompier, puis prendront part à deux jours de cours de base en mars. Suivent 6 exercices en soirée répartis dans l’année. « Les exercices, c’est environ 15h dans l’année. Si vous regardez 6 films sur Netflix, vous passerez plus de temps derrière un écran qu’aux pompiers durant la première année », a imagé Sébastien Pahud.
Puis, ils seront nommés sapeur lors du rapport de promotion du mois de décembre et intègreront un Détachement d’appui (DAP) ou la section de relève d’un Détachement de Premier Secours (DPS).

Temps d’intervention
Pas tous les volontaires peuvent intégrer un DPS car il faut pouvoir rejoindre l’une des trois casernes concernées (Saint-Prex, Morges, Denges) en 7 à 8 minutes. En effet, le standard de sécurité cantonal demande que, sauf rares exceptions, les pompiers volontaires (qui ont donc tous un emploi à côté) interviennent en 15 à 18 minutes en région urbaine et en 20 à 23 minutes en région extra-urbaine. Des minutes qui peuvent paraître très longues pour la personne qui a composé le 118, mais courtes pour celui qui doit lâcher son emploi ou quitter sa famille pour se rendre en caserne afin de partir dans l’un des véhicules d’intervention.

Rétribution
Si les personnes qui s’engagent au sein des pompiers volontaires le font avant tout pour être au service de la population, les sapeurs sont rétribués pour leurs activités sous la forme d’une « solde ». Au SIS Morget, la recrue reçoit 20 francs par heure. Ensuite, selon le grade, le sapeur reçoit entre 25 et 30 francs de l’heure pour un exercice. En intervention, c’est 30 francs de l’heure pour tous les sapeurs, peu importe le grade.

Devenir pompier?
Si ce descriptif vous a intéressé, mais que vous n’avez pas pu venir au recrutement, il n’est pas trop tard. Contactez la caserne principale ou par email à recrutement@sismorget.ch